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Mort de Patrick Stewart : le parcours du capitaine Picard, de Shakespeare à X-Men - 03-11-2026
Patrick Stewart est mort le mercredi 28 octobre 2026, à 86 ans, dans sa maison de Los Angeles. Son entourage a annoncé le lendemain qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer et d'une démence à corps de Lewy. Formé à la Royal Shakespeare Company, il reste le capitaine Jean-Luc Picard de Star Trek et le professeur Charles Xavier des X-Men. Décès de Patrick Stewart : ce que l'on sait L'annonce est tombée le jeudi 29 octobre 2026, sur les comptes officiels de l'acteur sur Instagram et X. Sa porte-parole de longue date, Kelly Bush Novak, l'a confirmée à l'agence Associated Press. Le communiqué précise qu'il s'est éteint chez lui, auprès de son épouse Sunny. Alzheimer et démence à corps de Lewy Le message évoque un « bref et poignant combat » contre deux maladies neurodégénératives. Ces diagnostics n'avaient jamais été rendus publics, et la date à laquelle ils ont été posés n'est pas connue. La maladie d'Alzheimer dégrade progressivement les fonctions cognitives, avec une perte de neurones et la formation de plaques amyloïdes. La démence à corps de Lewy est liée à l'accumulation anormale d'une protéine, l'alpha-synucléine, dans les cellules nerveuses. Elle est souvent confondue avec Alzheimer ou Parkinson, et les deux pathologies peuvent coexister chez un même patient. Une famille et des proches à ses côtés Marié trois fois, Patrick Stewart laisse son épouse, la chanteuse Sunny Ozell, et deux enfants adultes, Daniel et Sophie. Tous deux sont nés de sa première union avec l'actrice Sheila Falconer. Selon le communiqué, ses derniers moments se sont déroulés entouré de sa famille, de ses amis et de musique jouée en direct. Une enfance dans le Yorkshire Patrick Stewart naît le 13 juillet 1940 à Mirfield, petite ville du West Yorkshire, dans le nord de l'Angleterre. Il est le cadet de trois garçons, dans une famille ouvrière. Son père, revenu de la Seconde Guerre mondiale, se montre violent envers sa mère. Il quitte l'école à 15 ans. Son professeur d'anglais, Cecil Dormand, lui a fait découvrir Shakespeare et lui a confié son premier rôle dans une pièce jouée avec des adultes. Adolescent, il apprend des monologues par c?ur, pour le plaisir. Une bourse lui ouvre ensuite les portes de la Bristol Old Vic Theatre School. Un détail physique pèse très tôt sur sa carrière : il est chauve dès 19 ans, l'alopécie étant fréquente dans sa famille. Cette calvitie précoce l'écarte des rôles de jeunes premiers romantiques. Patrick Stewart, acteur shakespearien avant tout De 1966 à 1982 au sein de la Royal Shakespeare Company Il intègre la Royal Shakespeare Company (RSC) en 1966 et y reste jusqu'en 1982. Il y interprète notamment Marc Antoine, Henri IV, Shylock et Obéron. En 1970, il fait ses débuts à Broadway dans Le Songe d'une nuit d'été, dans le rôle de Snout. En 1979, il reçoit le Laurence Olivier Award du meilleur second rôle masculin, l'équivalent britannique des Molières. Il est récompensé pour Enobarbus, dans l'Antoine et Cléopâtre mis en scène par Peter Brook, face à Glenda Jackson. L'AFP le range parmi les plus grands acteurs shakespeariens de sa génération. Le cinéma s'intéresse à lui dès cette période : il apparaît dans Excalibur en 1981, puis dans Dune de David Lynch en 1984. Un fidèle des planches jusqu'aux années 2010 La célébrité ne l'éloigne jamais du théâtre. Entre deux tournages, il remonte sur scène, à Londres comme à New York. Il incarne Macbeth, qui lui vaut un second Olivier Award en 2008, et le roi Claudius dans Hamlet. Il joue aussi régulièrement une adaptation en solo d'A Christmas Carol. En 2016, il passe six mois dans le West End aux côtés de son ami Ian McKellen, dans No Man's Land d'Harold Pinter. Le duo se retrouve aussi dans En attendant Godot de Samuel Beckett. Année Repère 1940 Naissance à Mirfield (West Yorkshire), le 13 juillet 1966 Entrée à la Royal Shakespeare Company 1979 Olivier Award pour Enobarbus (Antoine et Cléopâtre) 1987 Début de Star Trek : La Nouvelle Génération 2000 Premier film X-Men en professeur Xavier 2008 Olivier Award pour Macbeth 2010 Anobli par la reine Elizabeth II 2017 Logan 2020-2023 Star Trek: Picard 2026 Décès le 28 octobre ; Avengers : Doomsday en salles le 16 décembre Le capitaine Picard, rôle d'une vie En 1987, à 47 ans, il accepte le rôle du capitaine Jean-Luc Picard dans Star Trek : La Nouvelle Génération. Il le tient pendant les sept saisons de la série, jusqu'en 1994. Ian McKellen lui avait pourtant conseillé de refuser, pour ne pas sacrifier sa carrière théâtrale. Au Royaume-Uni, certains estiment alors qu'il se déclasse en rejoignant une série américaine. L'acteur s'en offusque. Il répond un jour que ses années de rois, de princes et de vers blancs à la RSC n'avaient servi qu'à le préparer au fauteuil de capitaine de l'Enterprise. Picard le suit au cinéma dans quatre films sortis entre 1994 et 2002, dont Star Trek : Générations aux côtés de William Shatner. Il retrouve le personnage de 2020 à 2023 dans Star Trek: Picard, une série en trois saisons. Professeur Xavier : plus de vingt-cinq ans dans la peau du mentor des X-Men En 2000, Bryan Singer lui confie le rôle du professeur Charles Xavier, télépathe en fauteuil roulant, dans X-Men. Ian McKellen lui donne la réplique en Magneto. Hugh Jackman, alors quasi inconnu, y incarne Wolverine. Il reprend le rôle dans plusieurs films de la saga. Marvel Studios retient en particulier sa performance dans Logan, en 2017. En 2022, il rejoint l'univers cinématographique Marvel avec une version alternative du personnage dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Avengers : Doomsday, son dernier rôle Marvel Studios l'a confirmé : Avengers : Doomsday, réalisé par Joe et Anthony Russo, sera sa dernière apparition à l'écran. Le film sort en France le 16 décembre 2026. Un teaser dévoilé en janvier montrait l'Institut Xavier dévasté, puis Charles Xavier et Magneto se tenant la main. Distinctions et engagement Distinction Détail Titre de chevalier Anobli par la reine Elizabeth II en 2010 Laurence Olivier Awards Deux : 1979 (Enobarbus) et 2008 (Macbeth) Grammy Award Un Nominations Emmy, Golden Globe, Tony Hollywood Walk of Fame Une étoile à son nom Université de Huddersfield Chancelier de cette université du Yorkshire Témoin enfant des violences subies par sa mère, Patrick Stewart s'est engagé publiquement contre les violences conjugales. Il les décrivait comme un problème masculin et soutenait des organisations qui accompagnent les victimes. Les hommages à Patrick Stewart Ian McKellen a salué un homme défini par son Yorkshire natal, franc et fiable. Il a reconnu s'être trompé en le dissuadant d'accepter Star Trek. Hugh Jackman a parlé d'un ami et d'un homme hors du commun, ajoutant : « J'ai tant appris de lui ». George Takei a rappelé que Picard avait mené l'Enterprise vers l'inconnu et inspiré une nouvelle génération de rêveurs d'étoiles. William Shatner a estimé que Picard incarnait le meilleur de nous, tout comme l'acteur qui le jouait. Marvel Studios a salué la grâce, l'intelligence et l'humanité qu'il a données au professeur Xavier, ainsi qu'un vrai gentleman. L'image qui reste : faire vivre la mémoire d'un disparu Pour des millions de spectateurs, Patrick Stewart restera un visage : crâne rasé, regard grave, voix de tragédien. Depuis le 29 octobre, les hommages passent presque tous par des images, portraits et scènes cultes.
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Traditions de la Toussaint en France : origines, rites et gestes de mémoire - 03-11-2026
Les traditions de la Toussaint en France réunissent chaque 1er novembre des millions de familles autour d'un même geste : se rendre au cimetière pour nettoyer et fleurir la tombe de leurs proches, le plus souvent avec des chrysanthèmes. Ce rituel, hérité du calendrier catholique et de la mémoire de la Grande Guerre, s'accompagne de messes, de bougies et de coutumes régionales. En 2026, le 1er novembre tombe un dimanche. Le lendemain, jour des morts, reste un jour travaillé. Ce décalage entre calendrier religieux et calendrier civil explique à lui seul une bonne partie de nos habitudes. Toussaint et jour des morts : deux fêtes à ne pas confondre Dans le langage courant, « faire la Toussaint » signifie rendre visite à ses défunts. Sur le plan religieux, cet hommage appartient pourtant à une autre fête, célébrée le 2 novembre. La Toussaint, fête de tous les saints La Toussaint honore l'ensemble des saints, canonisés ou anonymes. Ses racines remontent au début du VIIe siècle, quand le pape Boniface IV consacre le Panthéon de Rome à la Vierge et à tous les martyrs. La date du 1er novembre se fixe au VIIIe siècle sous Grégoire III. Vers 835, Grégoire IV l'étend à l'ensemble de la chrétienté occidentale, avec l'appui de l'empereur Louis le Pieux. Dans la liturgie, c'est une fête joyeuse : les prêtres portent des ornements blancs, couleur de la gloire. Le jour des morts, commémoration des défunts Le 2 novembre, l'Église catholique célèbre la Commémoration de tous les fidèles défunts. La coutume naît à l'abbaye de Cluny : vers 998, l'abbé Odilon demande aux monastères de son ordre de prier pour tous les morts au lendemain de la Toussaint. L'usage gagne ensuite toute l'Église latine. La liturgie prend alors la couleur violette, celle du deuil et de l'espérance. On y prononce souvent les noms des paroissiens décédés dans l'année. Pourquoi le 1er novembre est férié en France La Toussaint fait partie des quatre fêtes religieuses maintenues après la Révolution par l'arrêté du 29 germinal an X (1802), pris en application du Concordat : Noël, l'Ascension, l'Assomption et la Toussaint. Le 2 novembre n'a jamais été chômé. Faute de temps le lendemain, les familles ont pris l'habitude d'aller au cimetière dès le 1er. La confusion entre les deux fêtes vient de là. Les congés scolaires d'automne, appelés « vacances de la Toussaint », prolongent ce temps de retrouvailles familiales. À retenir : le 1er novembre est la fête de tous les saints, jour férié. Le 2 novembre : prière pour les défunts, jour ouvré. La visite au cimetière s'est déplacée au 1er pour des raisons pratiques. Les grandes traditions de la Toussaint en France D'une région à l'autre, cinq gestes reviennent presque partout. Ils forment le socle des traditions de la Toussaint, croyants ou non. La visite au cimetière en famille C'est le rituel central. Les jours qui précèdent le 1er novembre sont les plus fréquentés de l'année dans les cimetières. De nombreuses communes adaptent leurs horaires et renforcent l'accueil ; la Ville de Paris, par exemple, déploie un dispositif spécifique dans ses cimetières pendant toute la semaine. La visite sert aussi à transmettre. On montre aux enfants la tombe d'un arrière-grand-parent, on lit les noms gravés, on raconte une anecdote. Pour beaucoup de familles, c'est le seul moment de l'année où plusieurs générations se retrouvent devant la même sépulture. Le nettoyage et l'entretien de la sépulture Avant de fleurir, on nettoie. En un an, mousses, lichens, traces de calcaire et feuilles mortes s'accumulent sur le granit ou le marbre. La méthode la plus sûre reste simple : eau claire et brosse souple ; savon noir ou savon neutre dilué ; rinçage abondant, puis séchage au chiffon microfibre. À proscrire : l'eau de Javel, les produits acides et le nettoyeur haute pression. Ils ternissent le poli du granit, attaquent le marbre et peuvent décoller plaques, lettres rapportées ou médaillons. C'est le bon moment pour contrôler l'état du lettrage, des joints et des éléments décoratifs. Le chrysanthème, fleur de la Toussaint depuis 1919 Le chrysanthème ne fleurit les tombes françaises que depuis un siècle. En novembre 1919, pour le premier anniversaire de l'armistice, le président Raymond Poincaré et Georges Clemenceau, président du Conseil, appellent à fleurir les tombes des soldats morts. Les monuments aux morts ne sont pas encore construits. Le chrysanthème s'impose : il fleurit naturellement en automne, résiste au froid et reste bon marché. Le geste s'étend vite à toutes les sépultures. Aujourd'hui, la filière horticole écoule de l'ordre de 20 à 25 millions de pots chaque année autour de la Toussaint. Bougies et lumignons : une coutume plus ancienne Avant 1919, on déposait surtout des bougies et des lanternes sur les tombes. La flamme évoque la lumière éternelle et la vie après la mort. Le lumignon funéraire, une bougie protégée par un verre souvent rouge, perpétue cet usage dans de nombreuses familles. Certains règlements de cimetière encadrent les flammes nues. Les veilleuses à LED, autonomes plusieurs semaines, offrent une alternative de plus en plus répandue. Messes et bénédiction des tombes Le 1er novembre au matin, les paroisses célèbrent la messe de la Toussaint. Dans beaucoup de communes, le prêtre se rend ensuite au cimetière l'après-midi pour bénir les tombes à l'eau bénite. Le 2 novembre, la messe des défunts rappelle les noms des personnes inhumées dans l'année. Les traditions régionales de la Toussaint Sous ce socle commun, plusieurs territoires ont gardé des coutumes bien à eux. Elles disent toutes la même idée : la nuit du 1er au 2 novembre, les morts ne sont pas loin. En Bretagne, la nuit de l'Anaon En breton, l'Anaon désigne la communauté des âmes des défunts. Au XIXe siècle, Anatole Le Braz recueille dans La Légende de la mort en Basse-Bretagne de nombreux récits sur cette nuit particulière. On y croyait que les morts revenaient visiter leur ancienne maison. Pour les accueillir, on laissait le feu couvert dans l'âtre et un peu de nourriture sur la table, souvent des crêpes ou du lait. Ces usages ont reculé, mais le fleurissement des tombes reste en Bretagne l'un des plus suivis de France. En Corse, la table laissée aux défunts Le soir de la Toussaint, de nombreuses familles corses laissaient du pain, de l'eau et parfois des châtaignes sur la table, avec une lumière allumée. Ces offrandes étaient destinées aux âmes revenues pour la nuit. Dans certains villages, la coutume se maintient comme un geste de mémoire familiale plus que comme une croyance. Aux Antilles, les cimetières illuminés En Guadeloupe et en Martinique, la Toussaint est l'un des temps forts de l'année. Dans les jours précédents, les familles nettoient et repeignent les tombes, souvent en blanc. Le soir venu, des milliers de bougies illuminent les cimetières et les proches veillent sur place, parfois jusqu'à la nuit avancée. Le cimetière de Morne-à-l'Eau, en Guadeloupe, connu pour ses tombes carrelées en damier noir et blanc, attire alors un public venu de toute l'île. Comment les traditions de la Toussaint évoluent La visite au cimetière reste majoritaire, mais elle recule. L'étude « Les Français et les obsèques », menée par la Chambre syndicale nationale de l'art funéraire (CSNAF) avec le Crédoc, relève que près de 4 jeunes adultes de 18 à 39 ans sur 10 ne se rendent pas au cimetière et préfèrent partager leurs souvenirs autrement, notamment en ligne. Deux facteurs pèsent : l'éloignement géographique : les familles vivent plus loin du lieu d'inhumation et font moins souvent le trajet ; la progression de la crémation, qui concerne désormais plus d'un tiers des obsèques en France. Les lieux de recueillement se diversifient : case de columbarium, cavurne, jardin du souvenir. Ils restent pourtant visités à la Toussaint, et une plaque gravée ou un portrait y garde la même fonction : relier un nom à un visage. La mémoire numérique, avec ses pages d'hommage et ses albums partagés, complète le cimetière sans le remplacer. Pour beaucoup de familles, la tombe reste le seul endroit où l'on se rend physiquement pour quelqu'un. Préparer la Toussaint : les gestes qui durent Une tombe soignée à la Toussaint se prépare quelques semaines avant. Trois points méritent l'attention. Choisir des fleurs adaptées à la saison Un chrysanthème en pot tient trois à quatre semaines s'il est bien choisi et bien entretenu : préférer une plante dont une partie des boutons n'est pas encore ouverte ; arroser au pied, sans mouiller les fleurs, pour limiter la pourriture grise (Botrytis) ; glisser une soucoupe sous le pot pour éviter les auréoles sur la pierre. Bruyères, cyclamens, choux décoratifs ou compositions persistantes complètent ou remplacent le chrysanthème, notamment pour les familles qui ne pourront pas revenir avant plusieurs mois. Personnaliser la tombe avec un médaillon photo Un nom et deux dates ne disent pas tout d'une personne. La photo funéraire sur la sépulture permet aux plus jeunes de mettre un visage sur un nom, et aux visiteurs de reconnaître immédiatement la tombe d'un proche. Le médaillon en porcelaine est le support historique de ce portrait. La photographie y est reproduite avec des pigments céramiques, puis cuite au four à environ 900-930 °C. Les pigments sont alors vitrifiés dans l'émail : l'image résiste aux UV, au gel et aux intempéries, là où un tirage papier ou un support plastique jaunit en quelques saisons. Le médaillon se colle sur pierre polie comme sur support brut. Chaque pièce étant réalisée de façon artisanale, avec retouche de la photo d'origine, mieux vaut anticiper sa commande de plusieurs semaines si l'on souhaite qu'il soit en place pour un anniversaire ou pour la Toussaint suivante. Vérifier l'état de la concession La Toussaint est aussi l'occasion de vérifier la situation administrative de la sépulture. Le Code général des collectivités territoriales prévoit plusieurs durées de concession : temporaire, trentenaire, cinquantenaire ou perpétuelle. Une concession arrivée à échéance doit être renouvelée auprès de la mairie, faute de quoi la commune peut reprendre l'emplacement. Un panonceau signalant un « état d'abandon » indique qu'une procédure de reprise est engagée. Le service des cimetières de la mairie renseigne sur l'échéance et les démarches à suivre.
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Décès de Catherine Ringer : la voix des Rita Mitsouko s?est éteinte à 68 ans - 27-10-2026
Le décès de Catherine Ringer a bouleversé la chanson française. Ses enfants ont annoncé à l?AFP, le mardi 15 septembre 2026, la mort de la célèbre voix des Rita Mitsouko à l?âge de 68 ans. Elle a été emportée par un cancer foudroyant dans la nuit du 14 au 15 septembre. Elle repose depuis le 19 septembre au cimetière de Montmartre, auprès de Fred Chichin. Ce que l?on sait du décès de Catherine Ringer Un cancer foudroyant, annoncé par ses enfants Le communiqué familial est resté très bref. Ginger, Simone et Raoul, ses trois enfants, l?ont transmis à l?Agence France-Presse. La famille y décrit une artiste majeure, qui a marqué plusieurs générations par sa voix, sa grande liberté et sa singularité. Un troublant écho à la disparition de Fred Chichin Fred Chichin, son compagnon de vie et de scène, avait lui aussi été emporté par un cancer fulgurant en 2007, à 53 ans. Il était mort le 28 novembre 2007 et avait été inhumé le 6 décembre au cimetière de Montmartre, lors d?une cérémonie privée. Dix-neuf ans séparent les deux disparitions. La même maladie, brutale, a refermé l?histoire du duo. Le parcours de Catherine Ringer, artiste totale Une enfance marquée par l?histoire de Sam Ringer Catherine Ringer est née le 18 octobre 1957 à Suresnes. Sa mère, Jeannine Ettlinger, était architecte. Son père, Sam Ringer, était un peintre d?origine juive polonaise, déporté dans neuf camps nazis. Elle lui a consacré la chanson « C?était un homme », sur l?album Cool Frénésie (2000). 1979 : la rencontre avec Fred Chichin Catherine Ringer était danseuse, chanteuse et comédienne de théâtre quand elle a rencontré Fred Chichin en 1979. Lui sortait du rock parisien : il avait joué dans Taxi Girl, avec Daniel Darc, et dans Gazoline. Ensemble, ils fondent Les Rita Mitsouko. D?après le duo, ce nom associe celui d?une amie d?enfance de Catherine et celui d?un plat découvert dans un restaurant japonais. Les tubes des Rita Mitsouko Le groupe a imposé un son inclassable, entre new wave, funk, rock et chanson. Il s?est aussi distingué par ses clips, signés notamment par Philippe Gautier et Jean-Baptiste Mondino. Titre Album Année Marcia Baila Rita Mitsouko 1984 Andy The No Comprendo 1986 C?est comme ça The No Comprendo 1986 Les Histoires d?A. The No Comprendo 1986 C?était un homme Cool Frénésie 2000 Derrière la gaieté de « Marcia Baila » se cache un deuil. La chanson rend hommage à Marcia Moretto, morte en 1983, à 36 ans, d?un cancer du sein fulgurant. Le duo a aussi travaillé à l?international. Russell Mael, du groupe Sparks, chante avec Catherine Ringer sur trois titres de l?album Marc et Robert. Après 2007, une voix en solo Après la mort de Fred Chichin, Catherine Ringer n?a pas poursuivi Les Rita Mitsouko. Elle a fait une dernière tournée, « Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko and more », puis a lancé sa carrière solo. Le concert à la Cigale qui en est tiré est sorti en novembre 2008 chez Because Music. Suivront l?album Ring n? Roll en 2011, puis le projet Plaza Francia. Avec ce projet, elle s?est essayée au tango aux côtés de musiciens de Gotan Project. Ces dernières années, elle s?est aussi engagée pour la poésie, en faisant découvrir l??uvre d?Alice Mendelson, publiée pour la première fois à plus de 95 ans. Une vague d?hommages à travers la France L?annonce a suscité une émotion nationale. Emmanuel Macron a salué celle qui « avait fait de sa voix un théâtre ». Libération lui a consacré son édition du lendemain. Le ministère de la Culture a rappelé son rôle, aux côtés de Fred Chichin, dans le renouvellement de la scène française des années 1980. Des ministres, des artistes comme Marc Lavoine et des musiciens de la jeune génération lui ont aussi rendu hommage. Sur les plateformes de streaming, les titres des Rita Mitsouko sont revenus dans les écoutes du public. Obsèques et tombe de Catherine Ringer au cimetière de Montmartre Une inhumation le 19 septembre 2026 La chanteuse avait souhaité des obsèques dans la plus stricte intimité. Elle a été inhumée le samedi 19 septembre au cimetière de Montmartre, entourée de ses proches et de plusieurs figures de la chanson française. Des centaines d?anonymes étaient aussi présents. L?arrivée du cercueil a marqué les esprits. Raoul Chichin, le fils du duo, menait les musiciens, guitare à la main. Où se trouve la tombe de Catherine Ringer ? Catherine Ringer repose dans la 12e division du cimetière de Montmartre, dans la même sépulture que Fred Chichin. Après les obsèques, la tombe était couverte de bouquets, de couronnes et de compositions florales. Officiellement appelé cimetière du Nord, Montmartre est la troisième nécropole de Paris, après le Père-Lachaise et Montparnasse. Il a ouvert le 1er janvier 1825. Zola, Stendhal, Berlioz, Degas et Truffaut y reposent ou y ont reposé. Le portrait sur la tombe, un geste de mémoire La disparition de Catherine Ringer rappelle à quel point une sépulture devient un lieu de mémoire partagé. Pour les familles anonymes, c?est souvent un portrait qui donne un visage à la pierre. Le médaillon funéraire en porcelaine en est la forme la plus durable.
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Fleurs de la Toussaint : lesquelles choisir pour fleurir une tombe ? - 27-10-2026
Les fleurs de la Toussaint les plus déposées en France sont les chrysanthèmes : ils fleurissent naturellement en automne, supportent les premières gelées et tiennent plusieurs semaines en pot. Cyclamens, bruyères, pensées et skimmias forment des alternatives tout aussi résistantes. Le bon choix dépend de l?exposition de la tombe, du climat local et de la fréquence de vos visites. Pourquoi fleurit-on les tombes à la Toussaint ? Le 1er novembre, un rendez-vous du souvenir Dans le calendrier catholique, la Toussaint célèbre le 1er novembre l?ensemble des saints. Le lendemain, le 2 novembre, est consacré à la commémoration des fidèles défunts, souvent appelée « jour des Morts ». Comme seule la Toussaint est un jour férié en France, c?est elle qui concentre les visites au cimetière. En 2026, elle tombe un dimanche : beaucoup de familles anticipent donc le fleurissement dès le week-end précédent. Ce glissement explique pourquoi l?on parle de « fleurs de la Toussaint » alors que le geste honore avant tout les défunts. Croyants ou non, de nombreuses personnes profitent de cette date pour nettoyer la sépulture familiale et y déposer une plante. Comment le chrysanthème est devenu la fleur des cimetières Originaire d?Asie, le chrysanthème est arrivé en France à la fin du XVIIIe siècle. Son association avec le deuil date du lendemain de la Première Guerre mondiale : en 1919, pour le premier anniversaire de l?Armistice, les autorités ont appelé à fleurir les tombes des soldats. Le chrysanthème s?est imposé pour des raisons pratiques, puisqu?il était l?une des rares fleurs en pleine floraison début novembre, peu coûteuse et capable d?affronter le froid. Cette symbolique funéraire reste très française. Au Japon, le chrysanthème est au contraire l?emblème de la famille impériale, et dans une partie de l?Europe du Nord il s?offre sans connotation particulière. Évitez donc d?en apporter à un hôte français : le geste risque d?être compris comme une allusion au deuil. À retenir : le chrysanthème doit sa place au cimetière à sa floraison automnale et à sa rusticité, bien plus qu?à une symbolique ancienne. Le chrysanthème, fleur emblématique de la Toussaint Chaque automne, les horticulteurs français produisent de l?ordre d?une vingtaine de millions de pots de chrysanthèmes, l?essentiel étant vendu sur quelques semaines. Les variétés cultivées appartiennent pour la plupart à l?espèce Chrysanthemum × morifolium, sélectionnée depuis des siècles pour la diversité de ses formes et de ses coloris. Multiflore, uniflore, boule : les principales formes Le chrysanthème multiflore : des dizaines de petites fleurs sur un port compact. C?est le plus courant en pot, le plus robuste face à la pluie et au vent. Le chrysanthème « boule » (ou « coussin ») : un multiflore taillé pour former une sphère régulière couverte de fleurs. Très décoratif, il occupe vite l?espace d?une dalle. Le chrysanthème uniflore (ou « à grosse fleur ») : obtenu par ébourgeonnage, il ne garde qu?un gros capitule par tige. Spectaculaire, il est aussi plus fragile face aux averses, qui alourdissent la fleur. Le chrysanthème cascade : ses tiges retombantes conviennent aux jardinières posées en bordure de monument. Côté couleurs, le blanc, le jaune, le bronze et le pourpre dominent. Aucune règle n?impose une teinte : le blanc reste associé à la pureté et au deuil, le jaune et l?orangé apportent de la lumière aux tombes en granit sombre. Bien choisir son chrysanthème en jardinerie Le critère décisif est le stade de floraison. Un pied entièrement épanoui le 25 octobre sera fané à la mi-novembre. Privilégiez une plante dont environ un tiers des boutons sont ouverts et dont les autres montrent déjà leur couleur. Elle fleurira trois à six semaines selon la météo. Vérifiez aussi : un feuillage vert foncé, sans taches brunes ni base jaunie (signe d?arrosage irrégulier ou de maladie fongique comme la rouille blanche) ; une motte ferme, ni détrempée ni desséchée ; l?absence de tiges cassées au transport. Le logo Fleurs de France, géré par l?interprofession horticole Val?hor, signale une plante produite sur le territoire national. Le label Plante Bleue distingue, lui, les exploitations engagées dans des pratiques environnementales certifiées. Les autres fleurs de la Toussaint qui résistent au froid Le chrysanthème n?est pas une obligation. Fleuristes et pépiniéristes proposent de plus en plus de plantes d?automne et d?hiver, plus discrètes ou plus durables. Tableau comparatif des fleurs d?automne pour tombe Plante Floraison / intérêt Résistance au froid Point d?attention Chrysanthème multiflore Octobre à fin novembre Supporte de petites gelées Choisir en boutons Cyclamen des fleuristes (Cyclamen persicum) Automne-hiver Craint le gel Réserver aux tombes abritées ou au climat doux Bruyère d?automne (Calluna vulgaris) Plusieurs mois, colorée même en boutons Très bonne Préfère un sol acide en pleine terre Bruyère d?hiver (Erica carnea) Décembre à mars Très bonne Floraison décalée, idéale en complément Pensée et violette cornue Automne au printemps Bonne Refleurit si on retire les fleurs fanées Skimmia du Japon Boutons rouges décoratifs tout l?hiver Bonne Craint le plein soleil Hellébore (rose de Noël) Décembre à mars Excellente Plante vivace, à installer pour durer Chou ornemental Feuillage coloré jusqu?aux fortes gelées Bonne Les couleurs s?intensifient avec le froid Compositions et coupes : associer fleurs et feuillages Les compositions en coupe mélangent souvent fleurs et plantes de structure : Calocephalus au feuillage argenté et graphique, cinéraire maritime, gaulthérie à baies rouges, lierre panaché. Ce mélange tient plus longtemps qu?une plante seule, car les feuillages prennent le relais quand les fleurs déclinent. Pour une sépulture visitée rarement, une bruyère et un skimmia en jardinière tiendront tout l?hiver. Pour un hommage plus marqué le jour même, un chrysanthème boule reste le choix le plus lisible. Adapter les fleurs à la sépulture, à l?exposition et au budget Tombe exposée, abritée, en région froide Une tombe en plein vent, dans un cimetière de plateau ou de montagne, impose des plantes rustiques : chrysanthème multiflore, bruyères, choux ornementaux. Dans le Midi ou sur la façade atlantique, le cyclamen tiendra sans difficulté. Pensez aussi à la surface disponible : sur une pierre tombale étroite, un pot trop volumineux masque les inscriptions et la plaque photo. Renseignez-vous enfin sur le règlement intérieur du cimetière, établi par la mairie. Certaines communes encadrent la taille des jardinières, interdisent les plantations en pleine terre sur les concessions ou retirent les pots fanés après une date donnée. Ordres de prix pour le fleurissement Les prix varient fortement selon le point de vente et la région. À titre indicatif : petit chrysanthème en pot de 13-14 cm : quelques euros ; chrysanthème multiflore de taille moyenne : autour de 10 à 20 ? ; grosse boule ou composition en coupe chez un fleuriste : de 30 à plus de 60 ?. Les marchés aux fleurs installés aux abords des cimetières pratiquent souvent des prix compétitifs, mais vérifiez la fraîcheur des plantes, parfois exposées depuis plusieurs jours. Fleurir une tombe à la Toussaint : les bons gestes Préparer la sépulture avant de déposer les fleurs Commencez par retirer les plantes fanées de l?année précédente et les feuilles accumulées sur la dalle. Lavez ensuite le monument à l?eau claire, avec une brosse souple et, si besoin, un savon neutre. Évitez le nettoyeur haute pression sur les pierres poreuses comme le calcaire, qu?il peut éroder. Depuis l?extension de la loi Labbé, les produits phytosanitaires de synthèse sont proscrits dans les cimetières. Pour les mousses et herbes indésirables, privilégiez le désherbage manuel ou à l?eau chaude. Protéger la pierre et le médaillon photo Placez les pots dans une soucoupe ou un cache-pot percé : l?eau qui ruisselle d?une motte détrempée laisse des auréoles et des traces de terre sur le granit poli. Laissez quelques centimètres entre le feuillage et les inscriptions, et ne posez jamais un pot contre une plaque ou un médaillon funéraire. Le médaillon funéraire en porcelaine, cuit à haute température, résiste aux UV et aux intempéries. Il mérite cependant un entretien régulier : un chiffon doux humidifié suffit à retirer poussière et traces de terre. Proscrivez les éponges abrasives, l?eau de Javel et les produits ménagers acides, qui peuvent ternir une bordure dorée. Fleurir une tombe à distance Quand la sépulture se trouve loin du domicile, plusieurs solutions existent. De nombreux fleuristes situés près des cimetières livrent et déposent une composition sur la tombe. Des entreprises de services funéraires et des sociétés spécialisées dans l?entretien de sépultures proposent aussi des forfaits Toussaint, souvent avec photo de la tombe fleurie envoyée à la famille. Commandez tôt : ces prestations saturent dans les derniers jours d?octobre. Prolonger l?hommage au-delà du 1er novembre Même bien choisi, un chrysanthème ne dure que quelques semaines. Pour que la sépulture garde un aspect soigné toute l?année, les familles combinent souvent fleurs naturelles et éléments permanents : des plantes vivaces installées en jardinière (hellébore, bruyères, petits conifères) ; des fleurs artificielles de qualité, utiles pour les tombes rarement visitées, à condition de les changer quand elles se décolorent ; des plaques funéraires et médaillons personnalisés, qui identifient la sépulture et rappellent le visage du défunt quelle que soit la saison. Un médaillon photo en porcelaine se fixe par collage sur la stèle ou sur une plaque, aussi bien sur pierre polie que sur support brut. Il ne remplace pas le geste de fleurir, mais il donne au recueillement un point d?ancrage visible toute l?année, y compris pour les proches qui ne peuvent pas venir le 1er novembre. FAQ sur les fleurs de la Toussaint Quelle est la fleur traditionnelle de la Toussaint ? Le chrysanthème. Il s?est imposé en France après 1919, lorsqu?il a fallu fleurir les tombes des soldats à l?automne : il était alors l?une des seules fleurs abondantes, bon marché et résistantes au froid début novembre. Quand acheter ses fleurs pour la Toussaint ? Une à deux semaines avant le 1er novembre. Choisissez une plante encore partiellement en boutons : elle s?épanouira sur la tombe et tiendra plus longtemps. Les derniers jours, le choix diminue et les plantes sont souvent déjà très ouvertes. Combien de temps tient un chrysanthème sur une tombe ? En général trois à six semaines. La durée dépend du stade de floraison à l?achat, de l?exposition et des gelées. Un arrosage à la pose puis par temps sec prolonge nettement la floraison. Quelles fleurs mettre sur une tombe à la place des chrysanthèmes ? Les bruyères, cyclamens, pensées, skimmias, hellébores et choux ornementaux conviennent bien. Pour un cimetière exposé au gel, préférez les bruyères, skimmias et choux ; réservez le cyclamen aux régions douces. Peut-on mettre des fleurs artificielles sur une tombe ? Oui, dans la plupart des cimetières. Certains règlements municipaux encadrent toutefois les dépôts sur les concessions. Mieux vaut choisir des modèles traités anti-UV et les remplacer dès qu?ils se décolorent.
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La tombe de Jules Verne à Amiens : où se trouve-t-elle ? - 16-03-2026
La tombe de Jules Verne attire chaque année de nombreux visiteurs venus du monde entier. Monument emblématique de la culture amienoise, la sculpture présente sur la tombe de l'écrivain témoigne de son lien avec la France. Chez Photo Porcelaine, nous comprenons l'importance de personnaliser une tombe avec un médaillon funéraire sur porcelaine ou avec une sculpture pour honorer dignement la mémoire du défunt, à l'image de cette sépulture exceptionnelle qui continue d'inspirer les visiteurs. Qui était Jules Verne ? Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes et mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français considéré comme l?un des pionniers de la science-fiction moderne. Auteur prolifique, il est surtout célèbre pour sa série de romans d?aventures et de découvertes Voyages extraordinaires,, Vingt mille lieues sous les mers (1870), Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873) et De la Terre à la Lune (1865). Visionnaire, Jules Verne a anticipé de nombreuses inventions et avancées technologiques, comme les sous-marins, les voyages spatiaux ou les hélicoptères, ce qui lui vaut le surnom de « prophète du progrès ». Son style, à la fois précis et poétique, continue d?inspirer la littérature, le cinéma et la culture populaire, faisant de lui un monument de la littérature mondiale. La localisation de la tombe de Jules Verne Le cimetière de la Madeleine à Amiens abrite depuis 1905 la dépouille de l'écrivain Jules Verne, décédé à l'âge de 77 ans dans sa ville d'adoption. L'auteur nantais avait expressément souhaité reposer à Amiens, où il vécut durant 34 années aux côtés de son épouse Honorine, originaire de la ville. Pour la localiser, il faut savoir que la tombe de Jules Verne se situe dans la partie centrale du cimetière de la Madeleine, accessible après avoir gravi une légère côte depuis l'entrée principale. Conçu par un architecte local, le monument funéraire de Jules Verne impressionne par ses dimensions imposantes et son architecture singulière. La symbolique de la tombe et sa préservation La tombe de Jules Verne est un véritable témoignage artistique chargé de symboles funéraires. Plus que la représentation de l'écrivain soulevant sa pierre tombale, l'ensemble du monument recèle une richesse iconographique que la ville d'Amiens s'attache à préserver avec soin. Les deux lampes fumantes sculptées sur le monument sont une allégorie du corps physique, et la fumée qui s'en échappe représente l'âme s'élevant vers le ciel, une symbolique récurrente dans le cimetière amiénois. La palme gravée au-dessus du nom de Jules Verne évoque simultanément le martyre chrétien et l'hommage rendu aux personnalités honorées. Ces symboles funéraires, typiques des sépultures romantiques, enrichissent la lecture de ce monument exceptionnel. La conservation de la tombe de l'écrivain Réalisé en marbre de Carrare, matériau noble mais fragile, le tombeau représente l'écrivain en train de soulever sa pierre tombale, le regard tourné vers le ciel et le bras droit tendu vers l'éternité. Pour réserver cette sépulture historique, la ville d'Amiens déploie des efforts considérables. En effet, le marbre de Carrare nécessite une attention constante en raison de sa fragilité face aux intempéries. C'est pourquoi, depuis plusieurs années, une housse protège la tombe entre novembre et mars. Cette protection permet également d'éviter la colonisation par les lichens et les taches irréversibles causées par les acides lichéniques et les fientes d'oiseaux. Une restauration importante a été confiée à Christine Bazireau et inaugurée le 19 février 2014, témoignant de l'engagement d'Amiens Métropole dans la préservation de ce patrimoine funéraire. Un patrimoine touristique incontournable La tombe de Jules Verne est aujourd'hui un point d'attraction touristique important pour Amiens. Les visiteurs du monde entier viennent découvrir cette sculpture au cimetière de la Madeleine, transformant ce lieu de mémoire en destination culturelle. La photographie du corbillard transportant le cercueil de l'écrivain vers sa dernière demeure, conservée dans les archives, ainsi que les nombreuses cartes postales historiques disponibles, attestent de l'intérêt constant pour cette sépulture. Les tombes célèbres comme celle de Jules Verne participent au rayonnement touristique et culturel de la France. Pour les préserver, des projets de restauration sont nécessaires. De plus, les vidéos et les documentaires existants servent à perpétuerle souvenir de l'auteur amienois dont l'héritage traverse les âges, bien après la guerre et les bouleversements du siècle dernier.
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Valentino Garavani, le maître de l?élégance italienne, s?éteint à 93 ans - 11-02-2026
Valentino Garavani, couturier réputé et fondateur de la maison Valentino, a marqué l'histoire de la mode avec ses créations originales et raffinées. De Paris à Rome, le célèbre couturier a de son célèbre Vlogo et des articles Stud sa marque de fabrique jusqu'à sa mort à Rome le 19 janvier 2026 dans sa résidence romaine à l'âge 93 ans. Dans les pas d'un couturier emblématique La carrière de Valentino Garavani est d'abord marquée par une formation prestigieuse et une vision artistique singulière. Né le 11 mai 1932 à Voghera dans le sud de Milan, le couturier a construit son empire créatif entre Paris et Rome. Indissociable de sa collaboration avec Giancarlo Giammetti, son parcours professionnel témoigne d'une détermination exceptionnelle et d'un talent qui a redéfini les standards de l'élégance à l'aide de créations originellement simples : sneakers, mocassins, sac haute couture et autres pièces grand public. Paris, la plus belle ville pour découvrir le monde de la mode Valentino Garavani a perfectionné son art dans l'École de la chambre syndicale de la couture parisienne durant sept années formatrices, où il a assimilé les techniques de la haute couture française. Là-bas, il développe sa sensibilité artistiques, bercé par la mode parisienne. Il y apprendra des techniques qui façonneront son art, avant de se former auprès de Jean Dessès ou encore de Guy Laroche, de grand couturiers français de qui il conservera des influences. En 1959 Valentino ouvre son atelier à Rome avec le soutien financier de ses parents. Il n'a alors que 26 ans. 1960, la naissance de la maison de couture Valentino Le 31 juillet 1960, au Café de Paris via Veneto, Valentino rencontre Giancarlo Giammetti, alors âgé de 22 ans, qui est architecte et deviendra son associé. Ensemble, ils développent une stratégie commerciale audacieuse qui met en valeur les collections de Valentino Garavani. Valentino se place rapidement parmi les plus grandes maisons de haute couture. Sa première collection est consacrée au prêt-à-porter en tissus nobles et au rouge, qui deviendra sa couleur fétiche. Son but était de créer des vêtements d'une ligne assez simple, pour habiller les femmes sans bousculer leur garde-robe. Plus tard, son utilisation du cuir de veau ou du cuir de chevreau, combiné au VLogo ou au Stud sur différents modèles de sacs, chaussures ou ceintures lui permet de se distinguer, jusqu'à faire partie intégrante de l'identité de la marque. La signature Valentino dans les collections récentes L?esprit de Valentino Garavani a toujours rayonné à travers les collections de la maison. La marque perpétue son amour pour le rouge passion, les lignes épurées et les détails raffinés, tout en osant des collaborations inattendues qui réinventent la manière de toucher de nouvelles générations. Vans et Valentino : entre haute couture et streetwear La collaboration entre Valentino et Vans, révélée en 2022, fusionne des univers inhabituels. La maison italienne, synonyme de luxe et de sophistication, s?est associée à l?icône californienne du skateboard pour créer une collection capsule où le VLogo de Valentino est à l'honneur sur des modèles décontractées de Vans. Les sneakers, réinterprétées avec des motifs imprimés caractéristiques de la marque, deviennent des pièces hybrides, à la fois sportives et élégantes. Le rouge Valentino, une signature toujours vibrante Dans les défilés récents, le carmin si cher à Valentino est omniprésent. Sur une robe moulante, un manteau ceintré ou en petites touches sur un accessoire, la teinte revient tel un fil conducteur entre les époques. Les créateurs actuels de la maison réinterprètent ce code avec modernité, en jouant sur les matières et les textures, sans mettre de côté l?audace qui a toujours caractérisé Valentino. Les Studs et le VLogo, des éléments caractéristiques de ses créations Valentino explore continuellement de nouvelles voies pour se réinventer. Pourtant, chaque création porte en elle l?empreinte de Valentino Garavani : cette élégance sans effort, mélange de rigueur et de fantaisie, qui font de la marque une référence incontournable. Les Studs, ces clous pyramidaux, et le VLogo, minimaliste et reconnaissable, continuent de marquer les collections. Ils apparaissent sur des pièces inattendues, comme des sacs à dos, des ceintures ou même des bijoux, prouvant que Valentino sait réinventer ses classiques sans jamais les trahir. Les derniers jours d'un créateur légendaire La disparition de Valentino Garavani le 19 janvier 2026 a marqué la fin d'une époque pour l'industrie de la mode mondiale. Le couturier italien s'est éteint paisiblement à Rome où il a vécu ses dernières années, à l'âge de 93 ans. Sa fondation a confirmé que le décès était dû à des causes naturelles. Giancarlo Giammetti, son partenaire d'affaires depuis 1960, était présent à ses côtés durant ses derniers instants. Entre le 21 et le 22 janvier, plus de 10 000 personnes se sont recueillies devant le cercueil de Valentino, surplombé par son portrait. Les hommages affluèrent du monde entier. La cérémonie funéraire de Garavani s'est déroulée le 23 janvier à la Basilique Sainte-Marie-des-Martyrs à Rome. Après les obsèques, le couturier a été inhumé au cimetière Flaminio de Prima Porta, dans une chapelle familiale circulaire. Malgré la disparition de Valentino Garavani, la maison Valentino continue d'inspirer les créateurs avec des créations originales et raffinées qui reprennent le code caractéristique instauré par le créateur : Vlogo, imprimés et designs soignés de toutes pièces, de la petite robe aux sneakers et mocassins.
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Brigitte Bardot, du glamour à l?engagement : son combat pour la cause animale - 16-01-2026
Brigitte Bardot, icône du cinéma français née à Paris et ambassadrice de Saint-Tropez, a profondément marqué le monde par son talent d?actrice et par des films devenus légendaires comme Et Dieu créa la femme. Révélée très jeune au grand public, elle s?impose comme une nouvelle figure de liberté et de modernité, sous l??il de réalisateurs célèbres tels que Jean-Luc Godard. Installée à Saint-Tropez, elle joue un grand rôle dans l?évolution de l?image de la femme au cinéma, avant de tourner le dos aux plateaux pour consacrer sa vie à la défense des animaux. Ainsi, après une carrière fulgurante, elle fonde la Fondation Brigitte Bardot pour affirmer son engagement. L'icône, décédée le 28 décembre 2025 à l'âge de 91 ans, voit la France et le monde entier lui rendre hommage. Brigitte Bardot, l?icône du glamour et de la liberté Brigitte Bardot incarne une révolution culturelle qui a marqué le cinéma français et mondial des années 1950 et 1960. Son parcours d'actrice, fulgurant et intense, l'a propulsée au rang de mythe vivant, symbole d'une liberté nouvelle et d'une féminité assumée. Pourtant, derrière cette image de star glamour se cachait déjà une sensibilité profonde envers la souffrance animale. Les débuts de Brigitte Bardot et la révélation médiatique Dès l'âge de quinze ans, Brigitte Bardot attire l'attention de Roger Vadim suite à sa couverture dans le magazine Elle. Après cela, Roger Vadim demande à Marc Allégret de la faire auditionner pour un rôle. Cette rencontre avec le jeune assistant réalisateur marque le début d'une carrière qui bouleversera les conventions du septième art. Bardot possède alors cette beauté naturelle et cette décontraction qui séduisent immédiatement Vadim. L'actrice accumule rapidement les rôles, tournant film sur film sans répit, construisant une filmographie d'une quarantaine d'?uvres qui façonnent son statut d'icône. Et Dieu créa la femme : un film-manifeste En 1956, le film Et Dieu créa la femme avec pour réalisateur Roger Vadim propulse définitivement Brigitte Bardot sur la scène internationale. Cette ?uvre devient un véritable manifeste cinématographique, présentant une femme libre, sensuelle et affranchie des normes morales de l'époque. Le personnage incarné par Bardot bouscule les représentations traditionnelles de la féminité dans le cinéma français, apportant une vision moderne et libérée de la femme. Ce film transforme l'actrice en symbole universel d'émancipation féminine, attirant l'attention du monde entier sur cette jeune Française qui ose défier les conventions. Brigitte Bardot : symbole de liberté et surexposition médiatique Brigitte Bardot incarne alors la liberté d'une génération entière. Son image de femme libre, assumant sa sensualité sans complexe, fait d'elle une figure révolutionnaire dans la société française des années 1960. Cependant, cette célébrité mondiale s'accompagne d'une surexposition médiatique écrasante qui pèse lourdement sur sa vie privée. Cette absence d'intimité et la pression constante des projecteurs créent un malaise profond chez Brigitte Bardot, qui réalise progressivement que le glamour et la gloire ont un prix considérable. Dès son enfance, l'actrice manifestait déjà une empathie particulière envers les animaux, une sensibilité qui, face aux contraintes du monde du spectacle, allait prendre une dimension nouvelle et transformer radicalement sa vie. La Fondation Brigitte Bardot : une militante institutionnalisée C'est sur le tournage du film L?Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse?chemise que Brigitte Bardot fait son ultime apparition à l?écran, après avoir sauvé une chèvre promise à l'abattoir. À partir de cet événement, l'actrice réalise qu?elle préfère désormais consacrer sa vie aux animaux plutôt qu?à la célébrité. Après avoir quitté définitivement tout tournage de film au cinéma à l'âge de 39 ans, Brigitte Bardot consacre progressivement toute son énergie à la défense des animaux. Cette transition du glamour hollywoodien vers un militantisme radical trouve sa concrétisation institutionnelle avec la création de sa fondation, qui deviendra l'un des piliers du mouvement animaliste français. La naissance d'une institution militante en 1986 : la Fondation Brigitte Bardot La Fondation Brigitte Bardot voit officiellement le jour en 1986, marquant l'aboutissement d'années d'engagement de l'ancienne star. Cette structure permet à Brigitte Bardot de transformer son combat personnel en action collective. Les objectifs portent sur la protection des animaux domestiques et sauvages, la dénonciation de la maltraitance sous toutes ses formes, et la sensibilisation du grand public aux souffrances infligées aux animaux. L'organisation intervient tant sur le territoire français qu'à l'international, multipliant les campagnes médiatiques et les actions juridiques. La fondation reçoit rapidement des milliers de courriers dénonçant diverses formes de cruauté, témoignant de l'ampleur du phénomène et de la confiance que les citoyens placent dans l'engagement de Brigitte Bardot. La lutte contre la chasse aux phoques au c?ur du combat de Brigitte Bardot Parmi les batailles menées par la fondation, la campagne contre le massacre des bébés phoques reste l'une des plus médiatisées. Brigitte Bardot n'hésite pas à se rendre personnellement sur les lieux pour dénoncer cette pratique jugée barbare, attirant l'attention internationale sur ce drame. Les images de l'ancienne actrice tenant dans ses bras ces animaux menacés font le tour du monde et sensibilisent des millions de personnes à cette cause. Cette mobilisation contribue à faire évoluer les législations et à réduire ces pratiques dans plusieurs pays. La dénonciation de la maltraitance dans les abattoirs La fondation s'attaque également aux conditions d'abattage des animaux destinés à la consommation, dénonçant régulièrement les actes de maltraitance perpétrés dans ces établissements. Brigitte Bardot multiplie les prises de position médiatiques pour alerter sur les souffrances endurées par les bêtes, réclamant des réformes législatives et des contrôles renforcés. Elle a contribué à faire connaître et promouvoir des méthodes d?abattage plus humaines : c?est notamment auprès des autorités françaises qu?elle a commencé à plaider pour l?introduction d?outils d?étourdissement, comme le pistolet à tige perforante, dans les abattoirs. Elle remit plusieurs prototypes de ces pistolets aux responsables politiques dans les années 1960 afin de démontrer leur utilité pour réduire les souffrances lors de la mise à mort des animaux. Cette démarche fut l?une des actions qui permirent ensuite de faire évoluer la réglementation française vers l?obligation d?étourdir les animaux avant leur égorgement, décret adopté en 1964. Par ailleurs, en mars 2019, elle adresse notamment une lettre au préfet de La Réunion pour dénoncer l'errance animale, la maltraitance, l'absence de soins, mais aussi certaines pratiques cultuelles qu'elle estime provoquer de la cruauté envers les animaux. Brigitte Bardot, icône française et défenseuse des animaux Ainsi, la disparition de Brigitte Bardot le 28 décembre 2025 à l'âge de 91 ans à Saint-Tropez, marque la fin d?un destin hors du commun. De l?icône glamour qui bouleversa les codes de la féminité à la militante infatigable qui consacra sa vie à la cause animale, elle aura traversé son époque en laissant une empreinte indélébile. Figure controversée mais profondément engagée, Bardot restera dans les mémoires comme une femme libre, entière et passionnée, ayant su transformer sa notoriété en une arme au service de ses convictions. Au-delà de la légende cinématographique, c?est l?image d?une combattante sincère et déterminée qui reste aujourd?hui, celle d?une voix qui, pendant des décennies, n?a cessé de s?élever pour défendre ceux qui ne peuvent parler.
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Même la mort n?était pas prête pour Edika - 29-12-2025
Le décès d'Edika, survenu le 16 décembre 2025, endeuille la France et le monde de la bande dessinée. De son vrai nom Édouard Karali, le dessinateur iconoclaste a marqué les pages de Fluide Glacial avec son humour noir et son personnage Clark Gaybeul. Pour lui rendre un dernier hommage, revenons ensemble sur sa carrière atypique. Edika, l?outsider devenu pilier Edika est mort le 16 décembre 2025 à l'âge de 85 ans, laissant derrière lui une ?uvre qui a bouleversé les conventions de la BD française. Cet auteur atypique, né le 17 décembre 1940 en Égypte, a tracé un parcours singulier dans la presse satirique, refusant obstinément toute forme de normalisation narrative. Un parcours marginal dans la presse satirique Édouard Karali quitte l'Égypte à 19 ans pour s'installer au Liban, où il exerce comme maquettiste puis illustrateur publicitaire. En 1976, il rejoint son frère Paul Carali en France et découvre la bande dessinée. Rapidement, Edika collabore avec Pilote, Charlie Mensuel et Psikopat, le journal fondé par Paul, avant d'intégrer Fluide Glacial en 1979. Cette arrivée tardive dans le dessin, à 36 ans, forge sa différence, car il n'a jamais été formaté par les écoles traditionnelles du neuvième art français. Le refus radical des codes narratifs Contrairement aux dessinateurs de BD classiques, Edika sabote systématiquement la structure narrative attendue. Ses histoires refusent la progression logique, multiplient les digressions absurdes et évacuent toute résolution satisfaisante. Cette signature artistique déroute : là où le lecteur attend une chute, il propose le vide ou l'excès. Cette posture esthétique, longtemps incomprise, fait pourtant de lui un auteur dont l'actualité continue de résonner même après sa mort. Edika et Fluide Glacial L'intégration d'Edika au sein de Fluide Glacial en 1979 marque un tournant décisif dans sa carrière et dans l'histoire du magazine français. Sollicité par les fondateurs Gotlib et Jacques Diament, Edika trouve dans cette revue un espace de liberté totale où son dessin peut s'épanouir sans contrainte. Dès ses premières contributions, il impose un style qui bouleverse les conventions de la BD humoristique en France, faisant de lui l'un des piliers les plus singuliers de la publication. Une collaboration fructueuse Depuis son arrivée en 1979, Edika devient rapidement l'auteur préféré des lecteurs. Au total, il produit 37 albums, témoignant d'une créativité inépuisable. Le dessinateur crée notamment Clark Gaybeul, un chat de couleur verte devenu emblématique, qui apparaît systématiquement dans ses bandes dessinées et finit par obtenir sa propre série en 2002. Ce personnage récurrent est l'incarnation parfaite de l'absurde cher à Edika, et devient une signature visuelle instantanément reconnaissable. L'héritage de Gotlib sans imitation servile Si Gotlib a ouvert la voie à l'absurde dans la bande dessinée française, Edika pousse cette logique bien au-delà des frontières établies par son prédécesseur. Là où Gotlib maintenait une certaine structure narrative, Edika dynamite toute forme de cohérence. La rédaction du magazine le qualifie de « maître de l'acrobatie narrative » et de « roi de la non-chute », soulignant sa capacité à subvertir les attentes du lecteur. Ses couvertures emblématiques pour le magazine deviennent légendaires, marquant l'actualité de la BD en France et contribuant à l'identité visuelle de la publication pendant plusieurs décennies. L'héritage d'Edika dans la bande dessinée française La disparition d'Édika laisse un vide immense dans les pages de Fluide Glacial et dans toute la bande dessinée française. Le dessinateur a transformé le magazine par son humour noir et son refus de la publicité conventionnelle. Édouard Karali restera dans les mémoires comme le créateur de Clark Gaybeul et celui qui a bousculé les conventions. Il va sans dire que personne ne remplacera ce génie de l'absurde.
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Le dernier souffle de la Première Guerre Mondiale (1914-1918) : hommage à ces soldats qui ont combattu jusqu?au cessez-le-feu - 10-11-2025
Le 11 novembre 1918 marque officiellement la fin de la Première Guerre mondiale, mais des soldats français, britanniques, américains et allemands tombent encore ce matin-là. En effet, alors que l'Armistice est signé à l'aube dans un wagon de chemin de fer à Rethondes, les soldats français, allemands et alliés continuent de s'affronter pendant six longues heures. Les derniers instants de la guerre sont un cauchemar pour des milliers de combattants qui ignorent que la paix est déjà actée. Leur rendre hommage encore aujourd'hui, c'est s'assurer qu'aucun d'entre eux ne soit jamais oublié. Le 11 novembre 1918 : une paix signée, mais pas encore vécue Dans la forêt de Compiègne, à 5h15 du matin, les représentants allemands apposent leur signature sur le document qui met fin à quatre années de conflit meurtrier. Pourtant, sur le front, rien ne change. Les généraux décident que le cessez-le-feu n'entrera en vigueur qu'à 11 heures : les combattants français et allemands continuent de s'entretuer pendant près de six heures. Cette décision condamne donc des milliers d'hommes à mourir alors que la paix est déjà actée. Les soldats de première ligne, épuisés par quatre ans de guerre, ne peuvent imaginer que leur survie dépend désormais d'une simple question d'heures. Entre 5h15 et 11h00, les canons continuent de tonner, les mitrailleuses de crépiter et les assauts d'être lancés. Des régiments français reçoivent l'ordre d'attaquer des positions allemandes, tandis que les soldats allemands défendent encore leurs tranchées avec l'énergie du désespoir. La mémoire collective conserve le souvenir de ces combattants sacrifiés dans ces dernières heures absurdes, où chaque minute écoulée rapproche ces hommes du silence tant espéré en multipliant toutefois le nombre de victimes. Mourir le dernier jour : un symbole tragique partagé par plusieurs nations Le 11 novembre 1918, la Grande Guerre s?éteint dans un ultime sursaut de violence. Alors que l?Armistice est déjà signé, les soldats de toutes les nations belligérantes (Français, Américains, Belges, Britanniques, Allemands) paient le prix d?une logique militaire implacable. Aucune armée n?est épargnée : les ordres de combattre persistent, transformant les dernières heures de la guerre en une tragédie collective. En effet, les généraux, qu?ils soient alliés ou allemands, refusent de relâcher la pression. Les Français, sous l?impulsion de commandants déterminés à marquer leur victoire jusqu?au bout, lancent des offensives symboliques. Les Britanniques et les Canadiens maintiennent des assauts dans les Flandres, et les Américains, obéissant aux directives du général Pershing, avancent coûte que coûte. Du côté allemand, les troupes, bien que démoralisées, reçoivent l?ordre de tenir leurs positions jusqu?à la dernière minute. Le résultat est effroyable : des milliers de vies brisées en quelques heures, pour des territoires qui ne changeront plus de mains. Ces morts, survenues alors que la paix était déjà scellée, deviennent le symbole d?une guerre qui n?a su s?arrêter à temps. Des destins brisés : un hommage aux soldats tombés avant 11h Côté français, Augustin Trébuchon, un berger lozérien de 40 ans, vétéran de Verdun et du Chemin des Dames, était agent de liaison au 415e régiment d?infanterie. À 10h50, alors qu?il portait un ultime message à son capitaine, une balle allemande l?a fauché en pleine course, dix minutes avant la fin des combats. Sa tombe, à Vrigne-Meuse, porte la date du 10 novembre, une falsification officielle pour ne pas ternir le jour de la victoire. Augustin Trébuchon incarne le sacrifice ultime de ces soldats qui, après quatre ans d?enfer, n?ont pas survécu à la dernière heure. Marcel Toussaint Terfve est, quant à lui, le dernier soldat belge tué au combat. Ce Liégeois de 24 ans, volontaire de guerre, fut mortellement touché à 10h45, quinze minutes avant la fin des hostilités, alors qu?il combattait près du canal de Terneuzen. Malgré les soins prodigués, il succomba à ses blessures. Son histoire, longtemps méconnue, rappelle que la Belgique, elle aussi, a pleuré ses enfants jusqu?au dernier instant. Du côté de l'armée britannique, George Edwin Ellison, était un soldat du 5th Royal Irish Lancers, âgé de 26 ans. Tombé à 9h30, près de Mons en Belgique, alors que son régiment avançait encore, le soldat britannique repose aujourd?hui au cimetière de Saint-Symphorien, face à John Parr, premier soldat britannique mort en 1914. Chez les Canadiens, George Lawrence Price, est tué à 10h58, deux minutes avant l?Armistice Ce jeune soldat de 25 ans, originaire de Nouvelle-Écosse, est abattu par un tireur allemand alors qu?il patrouillait à Ville-sur-Haine. Son décès, survenu alors qu?il sécurisait un pont, en fait le dernier soldat du Commonwealth tué au combat. Une école belge porte aujourd?hui son nom, et chaque année, des cérémonies commémorent son sacrifice. Henry Gunther, dernier soldat américain tué au combat, est tombé à 10h59, une minute seulement avant le cessez-le-feu à l'âge de 23 ans. Le jeune Américain d?origine allemande est abattu par une rafale de mitrailleuse alors qu?il chargeait, baïonnette au canon, une position allemande près de Chaumont-devant-Damvillers. Les Allemands, qui savaient la guerre finie, avaient tenté de l?avertir. Une stèle symbolisant son sacrifice perpétue aujourd?hui sa mémoire dans la Meuse. Si l?identité du dernier soldat allemand tué reste incertaine, on estime que 4 000 d?entre eux sont morts ce 11 novembre. Certains militaires, comme le sous-lieutenant Erwin Thomä, ont été abattus après l?heure officielle de l?Armistice, lors de patrouilles ou de malentendus. Leurs noms, souvent absents des mémoriaux, rappellent que la souffrance fut partagée, et que la paix, ce jour-là, fut aussi une délivrance pour ceux qui portaient l?uniforme gris. Pourquoi se battait-on encore le 11 novembre 1914 ? Certains généraux, voulaient que les Alliés occupent le maximum de territoire avant le cessez-le-feu, afin de renforcer leur position lors des négociations de paix. Cette logique stratégique a conduit à des offensives inutiles, comme celle de Vrigne-Meuse, où des centaines de soldats français ont péri pour des gains territoriaux insignifiants. De plus, bien que l?information de la signature de l?Armistice se soit répandue rapidement, certains officiers ont choisi de ne pas la transmettre à leurs troupes ou de la minimiser. Dans certains secteurs, les soldats ont continué à combattre par habitude, par peur des représailles, ou parce qu?ils ignoraient que la guerre était déjà terminée. Parmi les exemples les plus glaçants de l?absurdité des dernières heures de la guerre figure la décision du général William Wright, commandant la 89e division américaine. Le matin du 11 novembre 1918, il ordonne l?assaut sur le village de Stenay, non pas pour un quelconque objectif stratégique, mais simplement pour que ses troupes puissent y prendre un bain. Cette offensive coûte la vie à plus de 300 soldats américains, tombés pour un confort qui n?arrivera jamais. L?anecdote, aussi incroyable qu?elle paraisse, illustre à quel point la logique militaire, ce jour-là, avait perdu tout sens humain. La mémoire de ces derniers soldats tombés au combat Plus d?un siècle après leur mort, les soldats tombés dans les dernières heures de la Grande Guerre ne sont pas oubliés. Leur mémoire, longtemps occultée par l?émotion de la victoire, est aujourd?hui honorée grâce aux lieux de recueillement, aux travaux historiques et à certaines initiatives citoyennes. Les cimetières militaires, comme celui de Vrigne-Meuse où repose Augustin Trébuchon, ou celui de Saint-Symphorien en Belgique, où sont enterrés George Lawrence Price et George Edwin Ellison, deviennent des lieux de pèlerinage. Ces monuments, souvent discrets, sont les gardiens d?une histoire qu'il ne faut jamais. Longtemps, les registres militaires ont antidaté la mort des soldats du 11 novembre au 10, pour éviter de ternir la joie de l?Armistice. Grâce au travail d?historiens comme Jean-Yves Le Naour ou d?associations locales, la vérité a pu voir le jour. Des familles, comme celle d?Augustin Trébuchon, ont aussi contribué à rétablir la mémoire de leurs proches, refusant que leur sacrifice soit réduit à une simple note en marge de l?Histoire. Ces soldats, morts alors que l'Armistice était déjà signée, nous rappellent que derrière les grandes décisions stratégiques se cachent des vies brisées, des familles endeuillées et des destins fauchés par des ordres parfois dénués de sens. Leur rendre hommage, c?est aussi honorer tous ceux qui, hier comme aujourd?hui, paient le prix des conflits armés. Leur histoire est celle d?une humanité qui résiste à l?oubli et d?une paix qui, pour être durable, doit se souvenir de ceux qui n?en ont pas profité.
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Décès de Jane Goodall : son combat pour les chimpanzés et la nature - 17-10-2025
Décès de Jane Goodall : son combat pour les chimpanzés et la nature L'actualité scientifique s'attriste du décès de Jane Goodall, primatologue britannique de renom. Décédée à l'âge de 91 ans, ce docteur en éthologie de l'université de Cambridge a dédié sa vie à l'observation et défense des chimpanzés. Fondatrice du Jane Goodall Institute, elle est devenue une figure emblématique de la conservation des animaux et un symbole d'espoir pour le monde scientifique international. Une vie consacrée aux chimpanzés En 1960, à l'âge de 26 ans, la primatologue britannique Jane Goodall entame une étude révolutionnaire des chimpanzés dans la forêt de Gombe en Tanzanie, qui bouleverse la compréhension de ces grands singes et de l'humanité. Les débuts à Gombe Sous la direction du paléoanthropologue Louis Leakey, Jane Goodall s'installe dans la forêt tanzanienne de Gombe pour observer les chimpanzés dans leur habitat naturel. Sans formation académique conventionnelle mais dotée d'une patience exceptionnelle, elle passe des mois à gagner la confiance des primates. Sa méthode d'observation directe, considérée peu orthodoxe à l'époque, lui permet de faire des découvertes majeures. Des découvertes scientifiques révolutionnaires En octobre 1960, Jane Goodall observe pour la première fois un chimpanzé utilisant une brindille pour « pêcher » des termites. Cette découverte remet en question la définition même de l'être humain, jusqu'alors considéré comme seul fabricant d'outils. Elle documente également des comportements sociaux complexes, notamment l'utilisation de la guerre entre groupes et la chasse organisée. Comportements documentés Fabrication et utilisation d'outils Structure sociale hiérarchique Comportements maternels Communication non-verbale Reconnaissance scientifique Les observations de la primatologue britannique lui valent une reconnaissance internationale. En 1965, elle obtient son doctorat de l'Université de Cambridge, devenant l'une des rares personnes autorisées à poursuivre un doctorat sans diplôme préalable. Ses découvertes révolutionnent la primatologie et influencent profondément la manière de comprendre les liens entre humains et chimpanzés. De la science à l?activisme mondial Dans les années 1980, Jane Goodall réalise que ses observations sur les chimpanzés ne suffisent plus face aux menaces grandissantes pesant sur leur habitat. Elle décide alors de quitter progressivement le terrain pour se consacrer à la conservation et la sensibilisation. De la recherche à l'action environnementale En 1977, Goodall crée l'Institut Jane Goodall, une organisation dédiée à la protection des chimpanzés et de leur environnement naturel. L'institut gère notamment des centres d'accueil en Afrique pour les primates victimes du braconnage. En 1991, elle lance le programme « Roots & Shoots » qui sensibilise les jeunes générations aux enjeux environnementaux dans des dizaines de pays. Une voix influente pour la conservation Devenue messagère de la paix des Nations Unies en 2002, Jane Goodall multiplie les conférences internationales pour alerter sur le déclin des populations de chimpanzés et la déforestation. Ses interventions aux sommets climatiques et ses rencontres avec les dirigeants mondiaux contribuent à faire avancer la cause de la conservation. Les dernières années d'engagement Jusqu'à son décès le 1er octobre 2025 à Los Angeles, Jane Goodall n'a cessé de parcourir le globe pour sensibiliser le public. Elle rappelait souvent à son public : « On ne peut pas passer une seule journée sans avoir un impact sur le monde qui nous entoure. Ce que l'on fait, fait une différence, et il faut décider quel impact on veut avoir. » Jane Goodall Sa disparition a suscité une vague d'hommages dans la communauté scientifique et environnementale, saluant son engagement sans faille pour la protection de la nature. L'héritage du docteur Jane Goodall Le décès de Jane Goodall marque la disparition d'une figure légendaire qui a transformé la vision que le monde a des chimpanzés. Cette primatologue britannique laisse un héritage considérable et son institut poursuit son travail de conservation à travers la planète. Ainsi, son message d'espoir continue d'inspirer les nouvelles générations, notamment en France où son influence a marqué le monde scientifique. À tout âge, elle a démontré qu'une personne déterminée peut changer l'avenir des animaux et des Hommes.
